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Arriver. Moment attendu (parfois longuement). L’idée de l’arrivée accompagne la marche. Arriver : poser son sac (au sens littéral). Quitter ses chaussures. Se mettre à l’aise. Regarder où on est. Savourer enfin cet instant où les muscles se relâchent. Arriver au col – ou au sommet – après une bonne montée: la satisfaction est telle qu’en quelques secondes à peine, le souvenir des efforts consentis s’estompe. Les encouragements fraternels de celui qui descend et, vous voyant à la peine, vous renseigne sur la proximité du but: ”Un petit effort, vous êtes arrivés!”. En Espagne: ”¡Falta poco!” Arriver à l’étape après avoir satisfait aux deux critères impératifs – un emplacement plat pour la tente, et de l’eau (source, torrent, lac…) –, suivis de près par d’autres considérations de confort ou d’esthétique… ”Là où on va, nous on est chez nous” chantent les Zebdas. Oui. Arriver au but du voyage: émotion. ”On y est arrivés!” Quelque chose est accompli, la satisfaction d’arriver atténue le spleen d’avoir fini les vacances. |